Paul-André

Amateur de course à pied depuis plusieurs années, ce sport m’apporte à la fois défis, liberté et sérénité, en plus de me donner des élans de créativité. Lors d’une récente course, mes réflexions m’ont conduit à constater un parallèle indéniable entre la course à pied et la pratique professionnelle.

 

En effet, les exigences entourant la performance et l’efficience dans les milieux de travail nous entraînent dans des courses effrénées où parfois nos repères, nos valeurs et nos codes de conduites sont questionnés. Coureur ou professionnel, le focus doit demeurer sur l’objectif à atteindre. Pour nous, orthophonistes ou audiologistes, c’est celui d’offrir des services accessibles et de qualité au fil d’arrivée.

 

Or, les pressions externes, les vents contraires et les conditions incertaines peuvent parfois miner la motivation, voir même nous éloigner du but à atteindre. Au-delà des outils fournis par l’OOAQ, il faut faire confiance à notre jugement clinique, savoir s’écouter, prendre le pouls de nos patients et de nos collègues, adopter les bonnes pratiques en faisant preuve de discernement et comprendre les fondements des lignes directrices qui nous encadrent pour les mettre en application. Il faut savoir prendre des pauses et se ressourcer pour mieux gérer l’énergie déployée surtout quand la distance à parcourir pour atteindre le but nous semble plus longue. J’ai pleine confiance en la pratique des membres de l’OOAQ, mais je suis aussi conscient de l’augmentation des exigences de la pratique et des enjeux que cela peut engendrer pour la protection du public. C’est pour cette raison que, à travers les représentations faites auprès des gestionnaires et des politiciens, je réitère l’importance de l’autonomie professionnelle et de notre compétence en matière de prise de décision pour que le focus demeure toujours dans l’intérêt des bénéficiaires de nos services.

 

Chaussures aux pieds, et cœur à la fête, je vous invite personnellement, le 27 mai prochain, à venir marcher ou courir en ma compagnie, ou simplement à offrir un don ou un peu de votre temps pour la course Des paroles dans le vent. J’ai participé avec enthousiasme à la première édition de cette course qui s’est avérée un succès et qui a permis d’offrir des ateliers d’arts visuels et de danse à des personnes aphasiques.

 

J’y vois une occasion de nous rencontrer, de contribuer à une bonne cause et de discuter des enjeux qui nous touchent au regard de nos professions et de la protection du public.