Chaque année, le Bureau du syndic de l’OOAQ reçoit des signalements concernant le manque de diligence de certains de nos membres orthophonistes et audiologistes. Élément essentiel à une bonne pratique et élément sensible chez le public, un rappel s’impose pour bien comprendre l’importance de la diligence dans l’exercice de vos activités professionnelles, et ce afin de vous éviter des différends. Revenons donc sur ce principe, sa définition et sa portée.

 

La diligence, c’est la promptitude, la rapidité, l’empressement, la hâte dans l’exécution d’une tâche. Son contraire est la négligence : le professionnel qui manque de diligence est négligent et il pourrait bien causer préjudice au client. Les membres du public font souvent part, au Bureau du syndic, de leurs insatisfactions quant au savoir-être du professionnel dont il reçoit des services. Ils se plaignent de délais trop longs pour les retours d’appels et les réponses aux courriels, ainsi que pour la remise ou la transmission de documents. Ils signalent le manque d’empressement de la part du professionnel à répondre à leurs demandes.

 

Afin de respecter les dispositions de votre Code de déontologie des membres de l’OOAQ et des règlements de l’OOAQ, vous devez vous questionner régulièrement sur votre pratique, à savoir si vous faites toujours preuve de diligence.

 

Je suis diligent quand :

  • j’informe rapidement mon client des interventions que je lui propose et j’obtiens son consentement à ce sujet (art. 16 du Code de déontologie). Cela s’applique dès les premières rencontres avec le client pour convenir du mandat confié, mais aussi tout au long du suivi pour vous assurer qu’il est constamment informé et consentant;
  • j’informe le client du moment où je serai disponible lorsqu’il m’est impossible de répondre à sa demande dans un délai raisonnable (art. 22 du Code de déontologie). Une bonne pratique est de retourner vos appels et de répondre à vos courriels rapidement, pour confirmer au client que vous avez bien reçu son message et que vous seriez en mesure d’y donner suite au moment spécifié. Pour savoir si le délai est raisonnable, il serait opportun de prendre en considération les attentes du client;
  • si je dois cesser de donner des services à un client, je l’en avise dans un délai raisonnable et je m’assure que cette cessation de services ne lui est pas préjudiciable, par exemple en le référant à d’autres ressources (art. 26 du Code de déontologie);
  • lorsqu’un client me demande de lui fournir un document, par exemple un rapport d’évaluation, ou de transférer son dossier à un autre professionnel, je le fais dans un délai maximal de 20 jours (art. 44 du Code de déontologie).

 

Pourquoi est-ce important d’être diligent? Ce n’est pas simplement pour vous éviter un différend ou une demande d’enquête au Bureau du syndic. C’est avant tout parce que votre client a droit à un service de qualité donné par un professionnel compétent. Pour le public, choisir un professionnel membre d’un ordre, c’est un gage de qualité et c’est la certitude d’obtenir de bons services (entendre ici la qualité des services et la compétence du professionnel).

 

Être professionnel membre d’un Ordre est un privilège et une responsabilité. Nous nous devons tous d’être à la hauteur.