Lors de l’assemblée générale annuelle, tenue à Montréal le 19 octobre dernier, j’ai eu l’occasion de faire une brève présentation de notre nouvelle planification stratégique 2018-2023. Je vous invite à prendre connaissance de ce document sans plus tarder ; il est disponible dès maintenant sur le site web de l’Ordre. De plus, au cours des prochaines semaines, l’ensemble de cette planification vous sera expliquée plus en détail.

Démarche essentielle pour une organisation telle que la nôtre, un plan stratégique permet de déterminer les grandes orientations et les stratégies qui les accompagnent. D’autre part, ce processus vise à établir une vision réaliste à propos des objectifs à atteindre à moyen et à long terme et d’en hiérarchiser les actions devant être développées tout en garantissant un suivi sur les livrables. Il est entendu que ces actions ne sont pas exclusives, mais elles assurent à tout le moins une priorisation quant à leur déploiement au cours des 5 prochaines années.

Il va de soi que la mission et la vision de l’Ordre sont au cœur de cette planification. Projection de nous-mêmes dans l’avenir, cette vision nous assure d’ailleurs de maintenir le cap sur nos objectifs pour orienter les décisions et pour définir la manière dont nous allons les concrétiser.

À cet égard, je me permets de m’attarder sur la vision que l’OOAQ s’est donnée pour les 5 années à venir ; celle-ci en dit long sur la façon dont nous souhaitons optimiser notre futur. Et les mots y prennent toute leur signification.

« Par sa proactivité, son audace et son ouverture, et fort de la mobilisation de ses membres, l’OOAQ est un acteur incontournable et influent qui voit à ce que la communication humaine soit reconnue, au sein de la société québécoise, comme un besoin fondamental et prioritaire de chaque individu. »

L’OOAQ se veut une organisation proactive. En effet, plus que jamais, l’Ordre cherche à anticiper les événements, les débats de société, les exigences gouvernementales afin de mettre en lumière à la population, aux médias de même qu’aux instances gouvernementales les enjeux entourant la communication, l’audition et la déglutition. Pour cela, nous devons être à l’avant-scène, être le précurseur de solutions pour améliorer les services à la population et pour générer les contenus qui seront véhiculés concernant nos pratiques professionnelles respectives.

Mûrement réfléchi, le mot audace nous donne la latitude qui nous permettra de nous affirmer avec conviction pour que l’objet de nos champs de pratique soit davantage au cœur des préoccupations de notre société. Il devient urgent de regarder la réalité sous un autre angle, de questionner ce qui semblait indiscutable et de nous risquer dans des voies nouvelles. Nous avons ainsi choisi le terme audace pour refléter le courage nécessaire à l’innovation et à la création d’opportunités.

En parallèle, avec la perpétuelle mouvance des systèmes organisationnels, il nous faut faire preuve d’une ouverture indispensable pour susciter la collaboration et ainsi éviter le repli sur soi. Bien qu’exigeante, cette ouverture à la collaboration est essentielle à l’intégration des services pour lesquels le patient est un partenaire à part entière.

Enfin, l’ensemble de l’œuvre, soit cette vision, ces orientations stratégiques et ces actions, ne peut s’actualiser sans une mobilisation accrue des membres. Les projets portés par l’Ordre au cours des cinq prochaines années atteindront leurs objectifs en grande partie grâce à l’implication des orthophonistes et audiologistes.

Il faut maintenant se retrousser les manches pour qu’ensemble nous soyons fiers de nos réalisations.