Alors que l’été est synonyme de pause et de vacances, les derniers mois furent très occupés tant pour les orthophonistes et audiologistes que pour l’OOAQ qui a été très actif, tant au niveau politique que médiatique. Je sais que cette période de l’année est exigeante, surtout dans les circonstances actuelles, et je réitère l’importance de s’accorder des moments pour souffler. Cette pandémie est loin d’avoir dit son dernier mot, mais l’apport des professionnels est essentiel pour venir à bout de celle-ci.

En juin dernier, à la suite de notre initiative, une lettre signée par huit ordres professionnels a été envoyée au ministère de la Santé et des Services sociaux pour demander le rapatriement des professionnels délestés afin que cessent les interruptions dans les plans d’intervention et que les clientèles ayant des besoins urgents en soins et en réadaptation ne soient davantage délaissées. Des rencontres officielles s’en sont suivies et nous sommes heureux de constater que nos efforts ont porté fruit alors que la majorité des audiologistes et des orthophonistes sont maintenant de retour en poste. Nous travaillons actuellement avec le Ministère afin que les populations vulnérables ne subissent pas davantage les conséquences d’une éventuelle deuxième vague.

D’ailleurs, comme tous les ordres professionnels dont les membres exercent en santé, nous avons été approchés par le gouvernement pour la constitution d’un bassin de professionnels habilités à administrer le vaccin contre l’influenza et, éventuellement, contre la COVID-19. La position de l’OOAQ est très claire à ce sujet : nos membres pourront participer aux efforts, si et seulement si, le tout se fait sur une base volontaire et ne peut être au détriment des services offerts à nos clientèles. Nous ne pouvons nous permettre de revivre la même situation qu’au printemps dernier.

Parmi les collaborations interordres, notons aussi qu’un avis conjoint, signé par l’OOAQ et l’Ordre des ergothérapeutes du Québec, a été produit afin d’encourager l’implantation de la terminologie de l’IDDSI dans la prise en charge des patients dysphagiques. Dans une perspective de qualité des services et de sécurité des patients, l’utilisation de cette nomenclature doit être considérée et nous tenons à vous soutenir dans l’implantation de celle-ci au Québec.

Parallèlement, l’Ordre a multiplié les démarches auprès du ministère du Travail et de la Solidarité sociale, de même qu’auprès de la ministre responsable de l’application des lois professionnelles, afin de faire entendre nos préoccupations majeures face au projet de Règlement sur les prothèses auditives et les services d’audiologie et le projet de Règlement modifiant le Règlement sur l’assistance médicale de la CNESST qui contreviennent, selon nous, aux lois professionnelles et compromettent l’indépendance des audiologistes ainsi que leur champ de pratique.

Nous avons également poursuivi notre collaboration avec le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur sur deux fronts : la situation des élèves en difficulté et les conséquences du port du masque sur la communication. Bien que tous les objectifs ne soient pas encore atteints et que certaines promesses ministérielles ne se concrétisent pas comme souhaité, nous poursuivons nos interventions politiques en cette rentrée scolaire bien singulière pour nous assurer que les professionnels travaillent directement auprès des élèves.

Je suis conscient que cette rentrée est aussi particulière pour chacun de vous et elle l’est tout autant pour l’Ordre. Il est fort probable que l’automne soit à l’image des derniers mois, c’est-à-dire parsemé d’inconnu et de résilience, mais sachez que chacune de nos démarches est guidée par la protection de nos clientèles, des plus vulnérables, et pour que les orthophonistes et audiologistes jouent pleinement leur rôle.

Votre président,

Paul-André Gallant, MBA, M.P.O., orthophoniste

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